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BOURSES AUX JOUETS

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Dimanche, 07 Février 2010
Le village du jouet
Baby BUGATTI

  

  

     BUGATTI pour enfants 

par Mick DUPRAT

Il aurait été produit au minimum 499 Baby Bugatti type 52. Une première série mesurant chacune 1,80 m succédait à la première Baby à moteur thermique produite pour Roland Bugatti. Puis, une seconde production de Baby mesurant 1,91 m paracheva cette réalisation d’autos pour enfants des plus exceptionnelles.


 

Le 1er mai 1925, tandis que les ouvriers fêtent le Travail et le muguet, Ettore Bugatti dépose sa marque d’automobiles à Molsheim (67). Quelques temps plus tard, il fait réaliser dans ses ateliers une copie de type 35 destinée à son fils Roland. Le petit bolide mesure 1,80 m et il est propulsé par un moteur monocylindre placé à l’arrière fonctionnant à l’essence. Tous les acquéreurs venus prendre possession de leur splendide et rapide Bugatti découvre dans la cour de l’usine la réplique et son valeureux pilote. Beaucoup seront sensibles aux évolutions de Roland Bugatti et passeront commande à Ettore, pour leurs enfants, d’un mini-bolide semblable à celui-ci. En 1927,  il est construit une première série de Baby Bugatti portant la dénomination officielle type 52. Si le  châssis métallique est toujours de rigueur, si la carrosserie à pointe Bordino entièrement formée à la main est  toujours présente, en revanche, écologie avant l’heure, le peu discret et fumant moteur à explosion de type 2 temps est remplacé par un silencieux et non polluant moteur électrique. Là encore, le nouveau mode de propulsion est placé à l’arrière tandis qu’une batterie de 12 volts est logée à l’avant. Il ne s’agit pas d’un moteur de démarreur mais bel et bien d’un moteur spécialement fabriqué par Paris-Rhône. Pour l’agrément de la conduite, il est disposé sur le tableau de bord un inverseur de marche comprenant trois positions : marche avant, marche arrière et point mort.


 

 

L’unique Bugatti à moteur arrière !

Le train arrière supporte un carter en aluminium injecté dans lequel est logé le moteur électrique.

Il entraîne une des deux roues arrière. Les roues directives, les roues arrière et la roue de secours, sont composées de jantes en Alpax injecté à 8 bâtons sur lesquelles sont montés des pneumatiques Ballon d’origine britannique Dunlop, néanmoins fabriqués à Montluçon. Disposée latéralement sur le côté gauche, la roue de secours est maintenue à l’aide d’une sangle de cuir à l’identique du capot dissimulant la batterie. A l’opposé de la roue de secours, Bugatti a installé un frein à main pour les impétueux baby pilotes de Baby Bugatti. Il sagit de quatre câbles d’acier agissant sur des mâchoires en bois à l’intérieur des tambours des jantes. Etonnant, non ? L’essieu avant est conforme à celui forgé et monté sur ressort à lames des réelles Bugatti.  Grâce à une longueur portée à 1,91 m, les exemplaires de la deuxième série sont plus facilement accessibles à des enfants plus grands. Arrivée des courses, le succès est franchement total même si pour faire plaisir à ses enfants un papa gâteau est obligé de débourser, au cours des années 1930, la somme de 5000 francs. D’autres importants clients de la marque n’eurent pas ce soucis de ce côté, puisqu’à l’occasion d’une commande groupée, Ettore Bugatti lui-même n’hésitait pas à faire don de Baby à leur progéniture.

Une excellente pub !

Et Ettore aime beaucoup la publicité faite à l’occasion de ces dons. La presse écrite, la presse photographique et les actualités cinématographiques ne rechignent jamais à mettre en exergue ces remises en mains propres dont bénéficient les plus célèbres enfants du monde à ce moment-là. C’est le cas du prince Hassan du Maroc, le père de l’actuel roi du Maroc ; le prince Baudouin de Belgique qui deviendra le roi des Belges ; les enfants de Mussolini et bien d’autres célébrités encore. La plupart de tous les jeunes pilotes de Baby Bugatti type 52 étaient assistés dans leur pilotage par le chauffeur ou le majordome de la famille. Celui-ci était, en effet, chargé, le plus souvent, de l’entretien de la batterie de réserve pendant que la batterie d’usage officiait dans la Baby. C’était probablement aussi ces mêmes employés de maison qui étaient chargés des graisseurs, de la tension des câbles de frein, de la pression d’air dans les pneus. Quoi de plus normal que d’utiliser des matières nobles telles que le bronze, l’aluminium, l’acier, le cuir, le cuivre, le bois, quand le pilote appartient lui-même à une certaine noblesse.

 

 

 

En production !

« Lorsque nous arrivions le matin à l’atelier, rapportait un jour un des anciens carrossiers de l’usine de Molsheim, le chef communiquait à chacun ses ordres pour la journée : toi, tu feras aujourd’hui, trois ailes avant de 57 et toi, tu feras deux Baby, nous disait-il, par exemple. Nous avions des formes de bois sur lesquelles nous frappions les feuilles d’aluminium. Les ouïes latérales d’aération variaient selon l’ouvrier chargé de les faire : 19, 20, 21 voire 22 de chaque côté du capot. On était loin des 13 louvres initiales portées sur le plan. »

    

Des orientations chiffrées

 Le prix officiel de vente de la Baby Bugatti était de 5000 francs dans les années 1930. Avec une telle somme, il était possible de faire l’acquisition de vingt autos à pédales neuves. Mais pourquoi acheter vingt exemplaires d’autos lorsqu’on peut en acheter une qui est la plus désirable de toutes. Depuis quelques années, une société sud-américaine réalise des répliques de la Baby Bugatti pour une somme avoisinant les 7500 euros, tandis qu’une réelle Baby ayant conservé tous ses éléments d’époque, ses pneus, son moteur, sa peinture, son cuir, et qui est en état de marche peut être proposée à la vente entre 15.000 et 20.000 euros. Mais, voilà, encore faut-il en trouver une dans cet état et dans cet ordre de prix. 

 

 

 

 

 

 

 

 

COPYRIGHT TEXTES ET PHOTOS:  MICK DUPRAT/LE VILLAGE DU JOUET/AVRIL 2009
 
EXPO DE MAISONS DE POUPEES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Vendredi, 04 Septembre 2009 08:03

 

 

Nouvelle exposition au Musée de la Poupée à PARIS

"MAISONS DE POUPEES, l'art de la miniature"

Le Musée de la Poupée-Paris présente pour cette nouvelle exposition, la fabuleuse collection de maisons de poupées contemporaines de Madame Ingeborg Riesser.
 Véritable pionnière dans le domaine de la miniature en France, cette collectionneuse hors pair a réuni un ensemble de chefs d’œuvres, provenant du monde entier, qui relève aussi bien des arts décoratifs que des arts appliqués. Fondatrice du Club de la miniature française en 1986, elle a également dirigé le Magazine de la Maison de poupée de 1987 à 2009. Enfin, elle propose, depuis 1985, dans sa boutique parisienne « Poupée Tendresse » des maisons de poupées, des miniatures et des poupées d’artistes. De multiples meubles de tous styles et époques sont présentés avec des argenteries, des bronzes, des céramiques, des textiles, des vanneries, des cuivres qui recréent de véritables intérieurs de maisons habitées par des poupées en miniature ou des personnages imaginaires. On rêve d’être transformé en Tom Pouce pour pouvoir se promener à l’intérieur de chacune de ces maisons de rêves : de s’installer à la table de la cuisine campagnarde, de regarder le feu dans la cheminée du salon victorien, de se reposer dans la chambre bourgeoise, de profiter du canapé en cuir de la maison contemporaine… et puis de faire du lèche-vitrines en salivant devant les gâteaux à la crème de la boulangerie, d’admirer les paniers de la boutique d’osier, de choisir des layettes dans la boutique de vêtements, d’observer les truculents clients du café… L’exposition, telle une promenade dans une ville miniature, vous conduira à travers une centaine de maisons et boutiques à l’échelle 1/12, toutes plus saisissantes les unes que les autres. Des milliers d’objets en miniature seront ainsi exposés au public, lors de cette exposition exceptionnelle qui fascinera aussi bien les adultes que les enfants.  

 

 Les miniatures au 1/12, objets d’art et de collection 
 Depuis la dernière guerre mondiale, les jouets, les poupées et les maisons de poupées sont devenus des objets de collection très recherchés. Parallèlement aux collections d’objets anciens, de nombreux artisans et artistes occidentaux ont commencé à réaliser des miniatures, reproduisant aussi bien des modèles d’époque que des pièces contemporaines, ces objets ne s’adressant plus uniquement aux enfants mais aussi, et surtout  aux adultes qui en font leur passe-temps. C’est aux Etats-Unis que ce loisir pour adultes a trouvé ses premiers adeptes, il y a une quarantaine d’années. Depuis, un artisanat d’art s’est développé en Angleterre puis en France, en Hollande et en Allemagne, berceau de la maison de poupée où la mode pour les maisons miniature ne s’est jamais démentie. Cette passion pour la miniature est aujourd’hui vécue par certains comme une simple collection qui porte l’amateur à choisir avec soin les multiples objets qui lui permettront de reconstituer des maisons ou des intérieurs grâce à une sensibilité de décorateur.D’autres passionnés trouvent dans l’univers de la miniature le moyen d’exprimer leurs talents de bricoleurs en réalisant de leurs propres mains les objets qui les séduisent. Parmi ces bricoleurs, certains se sont révélés être de véritables artistes qui ont fait de leur passion un métier en réalisant des chefs d’œuvre de collection tels que ceux présentés dans cette exposition. L’échelle des maisons de poupées qui s’est imposée tout au long du XX siècle est l’échelle 1/12. On l’appelle aussi un pied/un pouce (le pouce d’environ 2,5 cm mesurant un douzième du pied qui en fait 30). Un objet de 30 cm mesure donc 2,5 cm dans une maison de poupées. Les scènes en miniature sont bien des reproductions exactes d’habitations anciennes, toutefois des objets d’époques différentes sont parfois présentés simultanément. Tout comme dans nos propres maisons, les objets d’acquisition récente, côtoient, dans la décoration d’intérieur, des meubles et objets hérités des générations précédentes. Lorsqu’une poupée occupe la maison, les objets qui l’entourent ne doivent pas être d’une époque ultérieure à son costume. Dans les créations actuelles, l’imaginaire se glisse parfois dans la réalité lorsque les poupées sont remplacées par des animaux anthropomorphes. Enfin, les meubles et accessoires sont des reproductions d’objets réels à l’échelle 1/12 où tout fonctionne : les portes, les couvercles de boîtes, les jouets mécaniques et même les clefs dans les serrures ! Rien n’est factice. Réalisés dans la mesure du possible dans des matières véritables, les meubles sont en bois, les accessoires en porcelaine, céramique, cuivre, verre soufflé… Les poupées, animaux et nourriture en résine ou porcelaine, les tableaux sont de vraies toiles peintes à l’huile, les tapis brodés au petit point…      

 

Mise à jour le Mercredi, 09 Septembre 2009 08:06
 
 
ABONNEMENT 12 MOIS / 20 euros
ABONNEMENT 6 MOIS / 12 euros


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